Lettre de l’appel n° 1

Voici des nouvelles pour les signataires de la tribune « Ensemble, tout est possible, soyons responsables »

Nous sommes aujourd’hui 639 signataires. Si votre nom n’apparaît pas parmi les signataires, c’est que vous n’avez pas validé votre signature en envoyant un courriel.

  • Première action publique : débat commun avec l’appel « Se fédérer »
  • Point de discussion avec d’autres appels
  • Texte d’actualité sur les mobilisations contre les violences policières
  • Lancement d’un site
  • Divers

Rencontres et discussions

Réunion avec l’appel « Se fédérer »

« Se fédérer », « Ensemble, tout est possible… » : comment ne pas travailler conjointement, quand les titres des deux appels sont ceux-là ! Quelques personnes des groupes d’animation de chacun des deux appels se sont réunies le 1er juin, pour voir comment mettre en œuvre cette aspiration.

La discussion a permis d’échanger sur les origines et le contenu de chaque appel, sur ce qui peut apparaître comme des insuffisances dans l’un ou l’autre, d’identifier les différences, et surtout de confirmer les points fondamentaux d’accord. Tout ceci, sous réserve de discussions plus larges, bien entendu, avec les signataires de chacun des appels dont plusieurs (y compris parmi les présent·es lors de cette réunion, mais aussi bien plus largement) sont signataires des deux.

L’importance des discussions lancées par le texte « Plan de sortie de crise » a été soulignée. Il s’agit avant tout de respecter les rythmes et les décisions propres à chaque appel : ils sont le fait des signataires. Le collectif qui s’est réuni propose, pour avancer, deux axes de travail en commun, sous forme de « groupes de travail », « coopératives de réflexion et échange » sur les thèmes suivants (pour commencer !) :

Approfondir, confronter, expliquer, ce qu’on entend par la nationalisation et la socialisation, un contrôle démocratique (syndicats, usagers, élus, associations en faveur de l’emploi  et de la transition écologique), autogestion, contrôle des travailleuses, travailleurs et des usagers, etc. Comment cela se pose aujourd’hui, quels liens avec les questions démocratiques, écologistes, féministes, l’égalité sociale, etc. ? Qu’est-ce que ça implique en termes de rupture avec le système capitaliste ?

Après la crise liée au Covid, comment repenser la lutte contre la pauvreté ? Revenu minimum garanti, revenu de base universel, salaires, égalité femmes-hommes, revenu minimum pour vivre, … Quelles différences .Quelles similitudes ? Quelles contradictions ? Quelles complémentarités ? Quels moyens mettre en œuvre ?

Pour le premier thème, une première réunion s’est tenue, sous forme de visio-conférence, le 20 juin, de 19h à 22h

Les contributions relatives à ces deux sujets, adressées via la liste de diffusion d’un des deux appels, ont été transmises sur la liste de l’autre appel.

Ces propositions n’ont pas d’autre ambition que de créer du commun autour de de nos deux appels ; sans exclusive vis à vis d’autres, bien entendu ; sans priorité par rapport à d’autres propositions provenant de signataires de nos appels.

Participaient à cette réunion : Ludivine Bantigny (signataire de l’appel « Se fédérer »), Jean-Claude Branchereau  (signataire de l’appel « Ensemble, tout est possible, soyons responsables »), Pierre Cours-Salies (signataire de l’appel « Ensemble, tout est possible, soyons responsables »), Patrick Farbiaz (signataire des appels « Se fédérer » et « Ensemble, tout est possible, soyons responsables »), Christian Mahieux (signataire des appels « Se fédérer » et  « Ensemble, tout est possible, soyons responsables »).

Discussion avec Roland Gori (l’Appel des appels)

Notre rencontre avec Roland Gori. Présents : Étienne Adam, Jean-Claude Branchereau, Pierre Cours-Salies, Patrick Farbiaz.   Un échange a permis de restituer l’histoire de l’Appel des appels, depuis 2008. Il perdure avec des activités liées aux réseaux qui subsistent et sont en activité selon les moments. Leur expression a une continuité : des groupes professionnels, des métiers sociaux ou de la santé et de l’éducation mettant en commun, à tel moment, leur expérience d’un divorce entre leurs pratiques réfléchies et l’absence d’interlocuteur politique. Par ailleurs, les positions de l’Appel des appels sont nettes et entrent parfaitement dans le champ politique avec lequel nous avons une activité.

La critique qui entoure les directions politiques (de la gauche, radicale ou pas) peut donner une chance de peser et de changer des orientations politiques. Il faudra aussi, avec les diverses formes qui ont existé avec les Gilets jaunes mais aussi  diverses alternatives politico-sociales,  définir quelles institutions démocratiques nous voulons.

Il semble que cela pourrait contribuer à déplacer les débats politiques à une double condition : que la définition des projets politiques soit menée à bien ; que cela permette des lieux de débats localement dans plusieurs villes/régions.

Dernier aspect : à un moment donné, la proposition d’un Appel des appels sera peut-être une opportunité mais dans l’immédiat il serait contre-productif. Autre chose est un texte, résumant dans un format grand public la démarche qui est la nôtre ; et les avis peuvent diverger et évoluer dans les semaines qui viennent.

D’autres appels ou textes unitaires intéressants avec lesquels nous avons pris contact :

Autres actions et décisions

Celles et ceux d’en bas prennent leurs affaires en mains

C’est le titre du texte issu de nos discussions collectives à lire ici…

Nous mettons au point un site.

Il sera le support des thèses de discussions : documents téléchargeables et contributions dans les débats, listes des liens hypertextes utiles eu égard au foisonnement des apports dans bien des domaines.

Nous avons déjà mis en circulation deux documents ; ce sera bien plus simple avec le site :

La contribution de Monique Chemillier-Gendreau, dans Mediapart : Vers des jours heureux… du 28 avril 2020 est mise en circulation.

Celle de Jérôme Gleizes : Une épidémie n’est pas une guerre.

Il en sera de même de celles pour les débats en cours de préparation.

Informations aux signataires

La publication du « Plan de sortie de crise » issu de l’Appel des 18 et d’un travail approfondi, a une importance majeure pour au moins trois raisons : sa réalisation comme unité du mouvement social, avec des positions antagonique de celles de la ligne défendue par Laurent Berger et Yannick Jadot ; son interpellation des organisations politiques, belle façon de ne pas reproduire la stérilité des traditionnels rapports entre syndicats et politiques ; et enfin, dans l’état des relations des sommets des organisations, ce document est une incitation à ce que des militant.e.s s’emparent des sujets de discussion et les reprennent dans leur dynamique, avec le souci d’en faire émerger des buts communs.

Il nous semble possible de faciliter des avancées en distinguant trois types de questions et trois rythmes.

Pour définir un programme immédiat : licenciements et chômage, revenus, logement, migrations, discriminations, libertés et violences policières

Convergence des alternatives ; laisser le débat se développer et essayer de définir, à partir d’une convergence des appels, quelques propositions pour un programme de moyen terme : services publics, action publique, écologie, santé publique, fiscalité, démocratie.

D’où notre tentative de faire exister des groupes de travail thématiques, y compris évidemment en commun avec d’autres initiatives d’Appels.

Il faudra aussi un Débat sur la situation politique. Ce point le plus difficile risque de parasiter l’ensemble. Les appareils politiques, à les observer, ne sont concernés que par les présidentielles. Mais nous l’aborderons.

La convergence des appels de résistance dans l’urgence trouve vite son illustration avec les mobilisations contre le racisme, en France comme aux États-Unis ; et au même moment des tensions et des résistances qui seront importantes autour de fermetures d’entreprises, comme du fait de sanctions anti-syndicales.

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