Celles et ceux d’en bas prennent leurs affaires en mains

Les inégalités ? Quelle gifle prennent les chefs autoritaires, nationalistes, racistes, souvent homophobes et sexistes, tous celles et ceux qui pensaient écraser, jouer des peurs, profiter des divisions…

Affirmer notre démocratie

Avec les noir.e.s américains et les jeunes en France, racisé.e.s par les politiques publiques, les inégalités sont combattues, rejetées. Et, dans le même mouvement, la réaffirmation du féminisme à nouveau bouscule toute la société, impose une critique de tous les rapports sociaux. 

La politique de répression est contestée, contrainte au repli. Celle qui a frappé dès la manifestation écologistes au moment de la COP21 en 2015, puis celles contre la destruction du Code du travail, les violences  contre les Gilets jaunes ; la même qui voulait faire taire, au Chili comme aux USA… De la zone d’auto-organisation de Seattle au rejet des méthodes de la police en France, nous voyons la volonté d’une démocratie qui permette le libre débat et des pratiques collectives, y compris sur les règles de la sécurité, qui peuvent et doivent être sous le contrôle des habitant.e.s.

Les solidarités dans les quartiers populaires, comme les circuits courts et les productions alternatives et les collectifs de salarié.e.s porteurs d’autres façons de travailler dans les entreprises comme dans les services publics… Cela fait une force immense, si le courage de rassembler pour renverser les politiques néo-libérales s’affirme.

Saisir les conditions nouvelles

Disons clairement des choses simples qu’il est urgent d’affirmer : sans le rejet du racisme, il n’y a pas de combat pour l’égalité. Sans le rejet du sexisme, il n’y a que l’ombre de l’égalité. La volonté d’en finir avec les politiques néo-libérales portée par le texte du mouvement social et écologique – le « Plan de sortie de crise » – prendra son essor grâce aux discussions, partout, de celles et ceux qui veulent un autre avenir. Cet objectif peut d’autant plus se développer qu’il s’appuiera sur une affirmation commune d’un projet pour une autre démocratie, maintenant.

Des droits égaux, des garanties durant toute la vie, pour toutes et tous, notre société en a les moyens : il y faut une volonté politique, car les richesses sont bien suffisantes pour cela. Mais il y faut cette volonté et donc des discussions afin de définir des buts communs. Une socialisation démocratique des richesses est possible et permettrait, partout, des discussions entre toutes et tous pour changer notre monde quotidien et les formes du pouvoir.

Le mouvement antiraciste et féministe qui se développe dans la même dynamique sont un encouragement à débattre partout de ces objectifs. Cela souligne l’importance de réussir les mobilisations avec le Comité Adama, avec les sans-papiers, comme pour une autre politique de santé.

Proposons donc une clé pour ne pas subir la crise de ces institutions présidentielles : définir les urgences et les objectifs, sociaux, politiques, culturels, oui ! Pour trouver son efficacité, cela comporte une exigence de changement de République, les droits démocratiques pour toutes et tous, la démocratie active, des député.es en dialogue permanent avec les électrices et les électeurs, les citoyen.nes, présent.e.s dans la préparation des lois et le contrôle de leur application.

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